Samedi, à l'occasion de la seconde édition des journées de la poésie urbaine, la salle de fêtes a raisonné tout au long de l'après-midi et jusque tard dans la nuit, au son des textes des "slameurs". Poètes amateurs ou confirmés s'étaient donné rendez-vous pour promouvoir le Slam.
Contrairement au film de Peter Weir, "Le cercle des poètes disparus", ces amateurs de mots ne sont pas une espèce en voie de disparition. Loin de s'éteindre, la poésie connaît en effet un certain renouveau à travers le Slam. Concrètement le Slam "consiste à déclamer, hurler ou murmurer sur scène un texte qu'on a écrit, aimé lire ou qui nous passe par la tête", explique Olivier Boyron, fondateur en 2002 de l'association "Les Polysémiques", dont le but est de promouvoir et développer le Slam. Histoire aussi de dépoussiérer la poésie de son côté élitiste et de la remettre au goût du jour.