Toutes ces vies errent
La vie est une fuite en avant, une course,
rien de savant tout va trop vite quand ta la mort aux trousses, essoufflé sans ressource on cherche le sirocco
un souffle dans le rétro quand il y a plus de saveur dans le métro,
il n’y a plus de sauveur c’est pour ça qu’on en fait tous trop,
sans revenir aux sources on s’éternise dans les bistrots,
dans le biz trop s’échappent de la terre promise, des racines,
moi je chope la brise et ma terre qui ce calcine,
l’horizon faite de bas haut bas
et quand l’or ils ont mes frangins investissent dans les baobabs, arriver au port à Marseille les parents sur le perron
observent les pour qu’ ils disent « eux jamais il paieront »
tu sens que tout ne tourne pas rond,
escale mes potes dans les escaliers on s’y accommode,
abscons les armes s’érigent, les art s’érodent,
lézardes sur ces murs fissurés par les secousses, les issues de secours s’écroulent sur les figures, les vapeurs de THC scrutent les failles, la paille et à l’envers dure des corps sur la catapulte partit en vers et contre tous quand les insultes se terminent par des tout où rien ce n’est qu’un détail de l’histoire mais moi j’peux pas l’oublier, pris pour du bétails, prie pour ne pas roupiller,
on c’est fait rouler par les billet,
aucune escale par ce pays
et les erreurs je doit payer
aussi cramé qu’un habitant de Pompéi,
mais bon on crache notre souffle volcanique
on s’attache à notre gouffre en montrant les canines,
en bas de la pente y a pas de remonté mécanique,
on s’enfonce dans la fente avec du houblon dans les narines,
on se noie, mais aucun de nous est de la marine
et cet état bouillonne, se creuse le fossé,
poussé par l’état qui nous couillonne et nous colle des procès,
que des fautes sans blanc
que des faux semblants
est-ce qu’il faut que je sanglote ?
je ne miserabilise pas l’ambiance mais la température augmente jusqu’à ma visière qui me décrédibilise en confiance,
comme toutes ces vies qui errent, prenez en conscience.
© Maestro
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